Les tests de sommeil proposés en France : lesquels sont les plus adaptés ?

Il existe de multiples tests pour mesurer le degré d’insomnie de personnes ou leur somnolence. Ces tests permettent de connaître plusieurs paramètres tels que la qualité du sommeil et sa durée, les phases d’endormissement ou d’éveil…
Certains de ces tests sont accessibles pour tous et peuvent être réalisés dans un laps de temps assez court (agenda du sommeil, questionnaire de somnolence), d’autres sont beaucoup plus complexes et requièrent l’intervention de spécialistes, pour mesurer par exemple le début respiratoire, la position du corps, l’effort abdominal ou encore l’effort thoracique.

Les tests

TME Test de Maintien à l’Eveil

Ce test s’effectue de jour mais son but principal n’est pas d’aider à diagnostiquer. Au contraire, il vient après la pose du diagnostic, pour tester l’efficacité du traitement mis en place sur le patient souffrant de somnolence diurne importante (vigilance au travail et en voiture, santé). Pour ce faire, le test consiste principalement en des enregistrements toutes les deux heures, destinés à voir la capacité de résistance au sommeil dans la journée, pour une situation monotone, c’est-à-dire en position semi-allongée, avec autour du sujet une lumière tamisée et une ambiance calme. Le patient doit alors résister au sommeil pendant 20 à 40 minutes. Le test est concluant si la vigilance du patient reste normale.
Comme test ressemblant, il existe également le test d’Osler (Oxford Sleep Resistance Test) qui, sur le même principe évalue la somnolence en observant les réactions du sujet à des stimulations lumineuses fréquentes.

MSLT Test de latence au sommeil

Il s’effectue le lendemain d’une polysomnographie et quantifie lui aussi la tendance à l’endormissement au cours de la journée, comme le TME. Il sert principalement pour le dépistage de la narcolepsie. Il faut effectuer cinq siestes dans la journée pour pouvoir l’évaluer.

Oxymétrie nocturne

Il s’agit d’un capteur que l’on place au bout du doigt pendant la nuit et qui permet de noter les battements du cœur mais surtout le taux d’oxygène dans le sang. Si celui-ci diminue durant la nuit, ça peut être le signe d’une apnée du sommeil.

TILE Test itératif de latence à l’endormissement

Ce test, légèrement plus long que les précédents (d’une durée de deux jours) analyse l’activité du cerveau. Certaines maladies qui provoquent des endormissements comme la narcolepsie. Le test consiste en des phases d’éveil et de sommeil alternées toutes les deux heures. En revanche, ce test ne s’effectue qu’en journée. La latence d’endormissement qui est calculée correspond à la durée entre le moment où le sujet ferme les yeux et le moment où il dort effectivement : il faut comptabiliser la durée et la noter sur un électroencéphalogramme.

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